À la fin du XIXe siècle, les puissances européennes se partagent l’Afrique. L’Italie, installée en Érythrée, veut imposer un protectorat à l’Éthiopie. Le désaccord porte notamment sur le traité de Wuchale (1889), dont les versions italienne et amharique ne disent pas la même chose.
La bataille
Le 1er mars 1896, près de la ville d’Adoua, dans le nord du pays, l’armée réunie par l’empereur Ménélik II affronte les troupes italiennes. L’impératrice Taytu Betul joue un rôle important dans la campagne. La défaite italienne est totale.
Quelques mois plus tard, le traité d’Addis-Abeba, signé en octobre 1896, reconnaît la pleine indépendance de l’Éthiopie.
Un symbole pour tout le continent
Adoua devient un symbole de résistance pour les peuples colonisés et pour la diaspora africaine. Les couleurs du drapeau éthiopien — vert, jaune, rouge — seront reprises par de nombreux pays africains à leur indépendance.
Le 1er mars reste un jour férié en Éthiopie, célébré chaque année comme la victoire d’Adoua.

