Né en 1969 à Ouagadougou, le Fespaco — Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou — est devenu le plus grand rendez-vous du cinéma africain. Il se tient tous les deux ans dans la capitale du Burkina Faso.
L’Étalon d’or de Yennenga
La récompense suprême, l’Étalon d’or de Yennenga, doit son nom à une princesse de la légende fondatrice du peuple mossi. Le prix a distingué des œuvres de tout le continent et a contribué à faire connaître de nombreux réalisateurs au-delà de leur pays.
Plus qu’un festival
Pendant une semaine, la ville vit au rythme des projections, des débats et des rencontres professionnelles, avec un marché du film consacré à la distribution des œuvres. Le public burkinabè, réputé pour sa ferveur, remplit les salles.
Le festival a aussi joué un rôle politique et culturel : affirmer que l’Afrique devait raconter ses propres histoires, avec ses propres images. Un combat toujours d’actualité, à l’heure où les plateformes de streaming investissent dans les productions africaines.

