Née vers 1583, Njinga Mbande est la fille d’un roi du Ndongo, un royaume situé dans l’actuel Angola. À cette époque, le Portugal, installé à Luanda, étend son emprise sur la région, notamment pour alimenter la traite atlantique.
Une diplomate redoutable
En 1622, elle mène une ambassade auprès du gouverneur portugais à Luanda. Selon un récit célèbre, comme aucun siège ne lui est proposé, une de ses servantes se place à genoux pour lui servir de siège : une manière de négocier d’égal à égal.
Devenue souveraine, elle multiplie les alliances, y compris avec les Hollandais, et conduit elle-même ses troupes. Elle prend le contrôle du royaume de Matamba, qui devient la base de sa résistance.
Une figure nationale
Njinga meurt en 1663, après des décennies de lutte et de négociations. Longtemps décrite de façon caricaturale par les chroniqueurs européens, elle est aujourd’hui célébrée en Angola comme une héroïne nationale et une figure majeure de la résistance africaine.

