La rumba congolaise, patrimoine de l’humanité

Depuis décembre 2021, la rumba congolaise est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, à la demande conjointe des deux Congo.

La rumba congolaise, patrimoine de l’humanité

En décembre 2021, l’UNESCO a inscrit la rumba congolaise sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La candidature avait été portée ensemble par la République démocratique du Congo et la République du Congo, de part et d’autre du fleuve.

Une musique des deux rives

Née dans les villes de Kinshasa et de Brazzaville au milieu du XXe siècle, la rumba mêle des rythmes hérités de la région, des influences des musiques cubaines diffusées par la radio et le disque, et la guitare électrique, qui devient son instrument emblématique.

Des orchestres comme l’OK Jazz de Franco Luambo ou l’African Jazz de Joseph Kabasele ont fait de cette musique la bande-son des indépendances. « Indépendance Cha Cha », enregistré en 1960 par Kabasele et l’African Jazz, reste l’un des titres les plus célèbres de cette période.

Une influence sur tout le continent

La rumba a donné naissance à de nombreux styles, dont le soukous et le ndombolo, et a marqué des générations de musiciens en Afrique centrale, de l’Est et de l’Ouest. Elle se danse en couple, se chante le plus souvent en lingala, et accompagne mariages, fêtes et deuils.

Son inscription par l’UNESCO vise à encourager sa transmission aux jeunes générations : écoles de musique, archives, festivals et recherches sur son histoire.

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