Dans le sud-est du Zimbabwe, les ruines de Grand Zimbabwe comptent parmi les plus impressionnantes d’Afrique subsaharienne. Entre le XIe et le XVe siècle, la ville fut la capitale d’un État prospère, bâti par les ancêtres des Shonas.
Des murs sans mortier
Le site est célèbre pour ses murs de blocs de granit assemblés sans aucun mortier. Le plus grand ensemble, appelé le Grand Enclos, possède une muraille extérieure qui atteint environ 11 mètres de hauteur par endroits, et une énigmatique tour conique.
Le mot « zimbabwe » viendrait d’une expression shona désignant des maisons de pierre. À l’indépendance, en 1980, l’ancienne Rhodésie a choisi ce nom, et l’oiseau sculpté dans la stéatite découvert sur le site figure sur le drapeau national.
Une ville reliée au monde
Grand Zimbabwe tirait sa richesse de l’élevage et du commerce de l’or. Des perles venues d’Inde et des fragments de céramique chinoise retrouvés sur place témoignent de ses liens avec les réseaux de l’océan Indien, via les ports de la côte swahilie.
Une histoire longtemps niée
À l’époque coloniale, certains ont refusé d’attribuer ces constructions à des Africains, inventant des bâtisseurs venus d’ailleurs. Les travaux archéologiques du XXe siècle ont définitivement établi leur origine africaine. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986.


