Né en 1938 à Abeokuta, au Nigeria, Fela Kuti a inventé l’un des genres musicaux les plus influents du XXe siècle : l’afrobeat. Avec le batteur Tony Allen, il fusionne à la fin des années 1960 le highlife, le jazz, le funk et les rythmes yorubas.
Une musique engagée
Ses morceaux, souvent longs de plus de dix minutes, portent des textes en anglais pidgin qui dénoncent la corruption, l’autoritarisme militaire et l’héritage colonial. À Lagos, il fonde la « République de Kalakuta », sa résidence-communauté, et se produit dans son club, l’Afrika Shrine.
Son engagement lui vaut de nombreuses arrestations et une répression violente : en 1977, la République de Kalakuta est attaquée et incendiée par des militaires.
Afrobeat et afrobeats
Fela meurt en 1997. Son héritage est immense, porté notamment par ses fils Femi et Seun Kuti. Il ne faut pas confondre l’afrobeat de Fela avec l’afrobeats (avec un « s »), étiquette plus récente qui désigne la pop ouest-africaine contemporaine — mais les artistes de cette nouvelle vague citent souvent Fela comme une référence.

