Le 21 mars 2018, à Kigali, des dizaines de chefs d’État et de gouvernement signent l’accord créant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf, ou AfCFTA en anglais). Son ambition : réunir les marchés du continent, qui comptent plus de 1,3 milliard d’habitants, en un espace commercial unique.
Les grandes dates
- Mars 2018 : signature de l’accord à Kigali, au Rwanda.
- Mai 2019 : entrée en vigueur, après les ratifications nécessaires.
- 1er janvier 2021 : lancement officiel des échanges dans le cadre de la ZLECAf.
- Octobre 2022 : lancement d’une initiative pilote de commerce avec un premier groupe de huit pays.
Le secrétariat de la ZLECAf est installé à Accra, au Ghana. Presque tous les États membres de l’Union africaine ont signé l’accord.
Pourquoi c’est important
Aujourd’hui, les pays africains commercent peu entre eux : les échanges intra-africains ne représentent qu’environ 15 % de leur commerce total, bien moins qu’en Europe ou en Asie. En supprimant progressivement les droits de douane sur la grande majorité des marchandises, la ZLECAf veut encourager l’industrialisation et la création d’emplois sur le continent.
Les défis restent nombreux : infrastructures de transport insuffisantes, règles d’origine complexes, procédures douanières longues. La réussite de la zone dépendra autant des routes, des ports et des systèmes de paiement que des textes signés.
Ce qu’il faut retenir
La ZLECAf est un chantier de long terme. Ses effets se mesureront sur plusieurs années, au rythme de la mise en œuvre des engagements de chaque pays. Nous suivrons ses avancées dans nos prochaines éditions du Journal de l’Afrique.

